Les origines
Les dernières mutations engagées par la sidérurgie luxembourgeoise, liées notamment au passage à la filière électrique et l’arrêt de l’activité des derniers hauts fourneaux ont profondément marqué l’environnement social et urbain de la Région Sud au milieu des années 1990.
Dans ce contexte de changement, les partenaires sociaux (Etat, ARBED, organisations syndicales) réunis dès 1996 au sein de la Tripartite Sidérurgique ont pris la décision de mettre à l’étude les possibilités de revitalisation économique et sociale des territoires concernés sur la base du potentiel de développement offert par les anciens sites industriels laissés en friche.
Le Groupement d’Intérêt Economique pour l’Etude et la Reconversion des Sites Sidérurgiques (GIE – ERSID), a engagé, dès sa création en septembre 1996, un ensemble d’investigations (synthèse téléchargeable en format .pdf) devant permettre de dégager différentes perspectives de développement sur les terrains concernés en tenant compte des contraintes économiques et environnementales.
Ces travaux synthétisés dans le cadre de l’étude AGIPLAN (document téléchargeable en format .pdf) ont permis de conclure fin 1998 à l’intérêt de revitaliser un ensemble de 650 hectares répartis sur 10 sites dont 4 d’entre eux étaient jugés prioritaires.
Sur la base de ce diagnostic, le Conseil de Gouvernement a, dès novembre 1999, chargé le Ministre de l'Intérieur de l’approfondissement et de la coordination du dossier dans le cadre de ses compétences en matière d'aménagement du territoire.
Le 31 mai 2000, Monsieur le Ministre Wolter présentait un premier rapport à la Chambre des Députés confirmant les conclusions de l’étude AGIPLAN ainsi que la priorité à donner au site de Belval-Ouest. (document téléchargeable en format .pdf)
L’année 2000 a été consacrée à une large information de tous les milieux intéressés au cours de manifestations organisées sur le site de Belval-Ouest à l'attention des collèges communaux, d'une part, des forces vives du sud regroupées au sein de la conférence régionale, d'autre part. Des réunions publiques furent également organisées dans les communes d'Esch-sur-Alzette et de Sanem, afin d'informer et de sensibiliser la population aux thèmes de reconversion et de prendre connaissance de leurs besoins, préoccupations et suggestions.
Elle s’est conclue par la création de la société de développement agora dès le mois d’octobre 2000.



